Le Cégep de Rosemont félicite Leen Al Harash, étudiante en Techniques de l’informatique : grâce à sa détermination et sa persévérance, elle est la lauréate nationale du concours Chapeau, les filles!, dans la catégorie « Prix à une étudiante de la formation technique »!
Étudier dans un domaine traditionnellement masculin, cela peut être intimidant pour une femme. C’est donc pour faire connaitre le large éventail de formations possibles et mettre en valeur le parcours des élèves qui ont osé sortir des sentiers battus, que le ministère de l’Éducation et le ministère de l’Enseignement supérieur ont mis en place le concours Chapeau, les filles!
Le Cégep de Rosemont est fier de contribuer à faire rayonner la réussite au féminin en présentant l’une de celles qui ont conquis le jury, Leen Al Harash.
Leen Al Harash, une étudiante déterminée et inspirante
D’où provient ton intérêt pour le domaine de l’informatique ?
Mon parcours avant le cégep a été marqué par une grande curiosité pour le monde numérique. J’ai toujours eu un profil créatif et j’ai rapidement réalisé que l’informatique était l’outil idéal pour transformer mes idées en projets réels. J’aimais comprendre comment les applications et les sites Web fonctionnaient, ce qui m’a poussée à explorer la programmation.
Qu’aimes-tu le plus dans ton programme ?
Ce que j’apprécie, c’est la diversité du programme. On ne reste jamais bloqué sur un seul sujet : on passe de la création d’interfaces à la logique des bases de données ou à la programmation système. Cette variété dans les cours et les contenus me permet de découvrir toutes les facettes du métier et de comprendre comment chaque pièce du casse-tête s’assemble pour créer une application complète.
Comment décrirais-tu ton expérience en tant que femme dans un domaine où les hommes sont plus nombreux ?
Au début, je dois avouer que c’était intimidant. Se retrouver parmi les seules femmes de la classe crée une certaine pression ; j’hésitais parfois à poser des questions ou à prendre la parole. Mais après les deux premières sessions, j’ai eu un déclic. J’ai transformé cette intimidation en une source de motivation. Cela a renforcé ma détermination : je veux non seulement réussir, mais aussi me démarquer par la qualité de mon travail. Être une femme dans ce domaine m’a donné une discipline supplémentaire et une envie de me dépasser pour montrer que la compétence n’a pas de genre.
Qu’as-tu ressenti en apprenant que tu étais lauréate du concours « Chapeau, les filles! » ?
Ce fut un moment très fort. Au-delà de la joie personnelle, j’y ai vu une validation de ma place dans le domaine de l’informatique. En tant que femme dans un milieu majoritairement masculin, recevoir ce titre me donne encore plus de confiance pour la suite et me motive à continuer de me dépasser pour atteindre mes objectifs professionnels.
Selon toi, qu’est-ce qui a contribué à ta candidature ?
Je pense que ce sont mon évolution et ma détermination qui ont fait la différence. J’ai su transformer mes hésitations du début en une force pour viser l’excellence et donner le meilleur de moi-même.
Quels sont tes objectifs après le cégep ?
Mon objectif est d’intégrer le baccalauréat en génie électrique à l’ÉTS. J’ai aimé apprendre à coder, mais je ne veux pas m’arrêter là. Je souhaite acquérir une vision globale des systèmes technologiques. Pour moi, l’informatique et le génie électrique sont complémentaires, et cette spécialisation me permettra d’être polyvalente dans des domaines de haute technologie.
Quel conseil donnerais-tu à une jeune fille qui hésite à se lancer en informatique ou dans un domaine traditionnellement masculin ?
N’attends pas de te sentir « à ta place » pour te lancer, crée ta propre place. L’intimidation du départ est temporaire, mais les compétences que tu vas acquérir et la satisfaction de bâtir tes propres projets sont durables. Si tu as envie de coder ou de créer, fais-le pour toi.