Comment choisir un programme quand on ne sait pas exactement ce qu’on veut faire plus tard? C’est la question que se posait Victor à la fin du secondaire. Attiré par le cinéma, les médias et les communications, il a choisi le profil Multidisciplinaire à la carte du programme Arts, lettres et communication du Cégep de Rosemont. Aujourd’hui, il s’apprête à poursuivre ses études à l’université et revient sur son expérience.
Pourquoi as-tu choisi le programme Arts, lettres et communication?
Quand j’ai vu le programme qui touche à la fois les communications et le cinéma, je me suis dit que c’était quelque chose qui touchait à beaucoup de choses.
En sortant du secondaire, je ne savais pas exactement quoi faire. J’aimais le fait que ce ne soit pas trop spécifique et que ça me permette d’explorer avant de faire un choix à l’université.
Le cinéma m’intéressait déjà. Quand j’étais plus jeune, je faisais des petits films avec ma sœur. Je me suis dit que ce serait intéressant de passer à quelque chose de plus concret.
Ce que j’aime du programme, c’est justement qu’il ouvre beaucoup de portes. Il permet d’explorer le journalisme, les médias en général et le cinéma. Selon les cours, on aborde aussi des aspects historiques ou internationaux.
Même individuellement, les profils Cinéma et Communication touchent à beaucoup de sujets. Quand on combine les deux, ça donne vraiment un très large éventail d’expériences et de contenus.
Qu’est-ce qu’on explore dans le profil Multidisciplinaire à la carte?
Dès la première session, on découvre plusieurs aspects du domaine.
J’ai suivi un cours d’initiation au journalisme, un cours d’histoire du cinéma, puis des cours sur la publicité, la critique des médias et plusieurs autres sujets.
On expérimente aussi différentes formes d’art. Le profil Cinéma est très artistique, mais il y a aussi un volet créatif dans le profil Communication et médias.
Ce qui est vraiment intéressant, c’est la liberté qu’on a dans les projets. Dans le projet d’intégration, par exemple, on peut créer un évènement sur le sujet qui nous intéresse. Moi, j’ai choisi de faire quelque chose sur le hockey.
En cinéma, c’est la même chose. On peut faire un film sur le sujet qu’on veut. Que ton intérêt soit la musique, le sport ou les arts, tu peux l’intégrer à tes projets.
Pourquoi avoir choisi le Cégep de Rosemont?
Une fois mon choix de programme fait, j’hésitais entre le Cégep de Rosemont et un autre cégep.
La proximité a compté parce que j’habite tout près, mais ce n’est pas la seule raison. J’ai participé aux Portes ouvertes des deux établissements et j’ai également fait l’activité Étudiant d’un jour dans les deux cégeps.
Je recommande vraiment cette activité. Ça permet de voir les cours, l’ambiance et de faire un choix plus éclairé.
À Rosemont, j’ai assisté au cours Conférence de presse et lancement. J’ai découvert l’approche par projets et ça m’a beaucoup plu.
J’ai aussi appris que les cours de journalisme étaient donnés par des enseignants spécialisés dans ce domaine. Comme je voulais explorer à la fois le journalisme et le cinéma, Rosemont me semblait le meilleur choix.
J’aimais aussi beaucoup le profil Multidisciplinaire à la carte parce qu’il me permettait de construire mon propre parcours. Chaque session ou presque, je peux choisir les cours qui m’intéressent le plus en cinéma ou les communications.
À quoi ressemblent les cours?
La plupart des cours commencent par un volet théorique, mais très rapidement, on passe à la pratique.
Par exemple, dans un cours de conférence de presse, on apprend d’abord les concepts et, ensuite, on organise réellement une conférence de presse.
La majorité des cours sont construits de cette façon. Il y a quelques cours plus théoriques, comme Critique des médias ou certains cours de cinéma, mais, dans l’ensemble, on est beaucoup dans l’action et les projets.
Le cours de court métrage est un excellent exemple. Toute la session est consacrée à la réalisation d’un film. C’est un gros travail d’équipe qui implique de la planification, du tournage et de la création.
D’ailleurs, dans mon programme, le dernier examen traditionnel que j’ai eu remonte à ma première session. Les évaluations prennent beaucoup plus souvent la forme de projets, de productions ou d’analyses que d’examens en classe.
Quelles activités et sorties sont offertes dans le programme?
Il y a régulièrement des conférences et des projections de films.
Plusieurs cours incluent aussi des sorties. Dans le cours À la rencontre des médias, par exemple, nous sommes allés visiter les bureaux de Radio-Canada et assister à des tournages d’émissions.
En Initiation au journalisme, nous avons visité le Palais de justice et nous avons dû produire un véritable article à partir de cette expérience.
Il y a aussi des cours qui nous amènent à découvrir différents quartiers de Montréal ou à réaliser des projets directement sur le terrain.
Comment décrirais-tu les enseignants?
Les professeurs du programme sont vraiment super.
Comme les groupes ne sont pas énormes et qu’on les retrouve souvent dans plusieurs cours, on finit par bien les connaitre. Eux aussi apprennent à nous connaitre.
Deux enseignants m’ont particulièrement marqué.
Le premier est Pierre Jacques, en communication. C’était un professeur très apprécié. Il avait beaucoup d’humour et une approche très humaine avec les étudiants. Il proposait aussi des projets vraiment intéressants.
L’autre est Anick St-Louis, en cinéma. Grâce à ses cours, j’ai développé un véritable intérêt pour l’histoire du cinéma. Avant d’entrer dans le programme, je m’intéressais surtout au cinéma québécois et américain.
Aujourd’hui, j’aime découvrir différentes cinématographies, comme le cinéma japonais ou le cinéma allemand des années 1920. Ses cours m’ont vraiment ouvert à tout un univers.
Quels sont tes projets après le cégep?
Pendant mon parcours, j’ai décidé de poursuivre mes études à l’Université de Montréal en création littéraire et écriture de scénarios.
Le programme m’a préparé à cette suite de plusieurs façons. Les cours de cinéma m’ont donné de bonnes bases en théorie du cinéma, tandis que les cours en communication m’ont permis de développer mes compétences en écriture.
Le Centre d’aide en français a aussi beaucoup influencé mon choix. Comme tuteur, j’ai développé un intérêt encore plus grand pour la langue française.
Quand j’ai découvert ce baccalauréat, j’ai trouvé qu’il réunissait parfaitement mes intérêts pour l’écriture, la création et le cinéma.
Ce que j’apprécie du programme, c’est qu’il ouvre plusieurs avenues. Certains étudiants poursuivent en journalisme, en relations publiques ou dans d’autres domaines des communications. Les possibilités sont vraiment nombreuses.
Comment décrirais-tu l’ambiance au Cégep de Rosemont?
On entend souvent dire que Rosemont est un cégep à l’échelle humaine. Honnêtement, quand je suis arrivé, je ne savais pas trop ce que ça voulait dire. Aujourd’hui, je trouve que c’est vrai.
Quand on croise quelqu’un que l’on connait, on le recroise souvent. Les gens se saluent. Il y a un esprit de communauté.
Les professeurs sont accessibles et les membres du personnel aussi. Ce n’est pas un très grand établissement et ça crée une ambiance accueillante.
C’est également un cégep assez calme. Les pauses sont paisibles et l’environnement est agréable pour étudier. Si on aime les milieux plus tranquilles, c’est vraiment un point positif.